🚢 Depuis le pont supérieur : la mer, les piscines et les escales. Depuis les quais : une immense ville flottante dont les moteurs tournent parfois au cœur des zones habitées.
🏙️ Une pollution au plus près des habitants
En France, l’activité avait atteint environ 4,5 millions de passagers en 2019, dont près de 3,2 millions en Méditerranée.
À Marseille, le transport maritime représentait 54 % des émissions d’oxydes d’azote en 2021.
- à quai, il faut alimenter la climatisation, l’éclairage et les cuisines ;
- les émissions se concentrent près des ports ;
- les premiers exposés sont les habitants et les travailleurs portuaires.
Un litre de fuel marin peut émettre beaucoup plus de particules qu’un litre consommé par une voiture diesel moderne filtrée. Cela montre l’écart de dépollution, sans permettre de convertir simplement un paquebot en « nombre de voitures ».
🌍 Le coût climatique du voyage
Selon le navire, son remplissage et l’itinéraire, une semaine de croisière peut représenter environ 0,5 à plus de 3 tonnes de CO₂e par passager.
L’estimation souvent citée de 2,2 tonnes pour huit jours correspond déjà à une part énorme de l’empreinte annuelle compatible avec les objectifs climatiques.
⚙️ Des solutions… mais pas de magie
- brancher les navires à l’électricité dans les ports ;
- réduire leur vitesse ;
- renforcer les normes sur les carburants ;
- limiter l’accès des bâtiments les plus polluants.
📌 À retenir : les progrès techniques comptent. Mais ils seront annulés si les navires deviennent toujours plus nombreux, plus grands et plus fréquents.
Sources consultables
- AtmoSud — Projet CROISI’AIR
- AtmoSud — Synthèse des travaux autour des ports
- Organisation maritime internationale — De l’air pur dans les transports maritimes
Sources consultées le 29 juillet 2026. Les liens renvoient directement aux documents, données ou contenus cités.
Liens relus le 29 juillet 2026. Les faits documentés renvoient aux sources ci-dessus ; l’angle et les conclusions restent éditoriaux.
