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Croisières : le décor que l’on ne voit pas depuis le pont
Écologie & Climat

Croisières : le décor que l’on ne voit pas depuis le pont

Derrière l’image du voyage se cachent des émissions concentrées autour des ports, des effets sanitaires et une pression croissante sur les villes littorales.

  • 🇫🇷 L’activité croisière a fortement grandi — ≈ 4,5 millions de passagers en 2019, dont ≈ 3,2 millions en Méditerranée. Le trafic repart à la hausse.
  • 😷 Autour des ports, les gaz irritants des moteurs dominent l’air — à Marseille, la navigation est devenue la première source de ces gaz ; les paquebots en représentent une part notable.
  • 💨 Côté santé, un litre de fuel marin peut émettre jusqu’à 80 000 fois plus de particules qu’une voiture diesel moderne avec filtre à particules. Les riverains sont les premiers exposés.
  • 🔌 Le branchement électrique à quai réduit la fumée et le bruit à l’arrêt — utile pour les voisins — mais l’essentiel des émissions a lieu en mer pendant la navigation 🌊.
  • 🌍 Climat — selon le navire et l’itinéraire, une semaine de croisière peut peser d’environ 0,5 à plus de 3 t CO2e par personne. L’estimation de 2,2 t sur 8 jours avancée par des ONG entre dans cette fourchette.

Que faire dés maintenant

  • 🛡️ Protéger les villes-ports — zones à faibles émissions, interdictions lors des pics, contrôles réels des rejets.
  • ✂️ Réduire le trafic le plus polluant — limiter les plus gros navires et les escales répétées dans les zones denses.
  • 🔍 Transparence — publier les rejets des « scrubbers » et privilégier les systèmes qui ne transfèrent pas la pollution vers la mer.
  • 🚆 Voyages alternatifs — train + séjour plus long, cabotage sobre, tourisme local.

Petite légende anti-jargon i️

  • Gaz irritants (NOx) — ils piquent les yeux et irritent les bronches.
  • Filtre à particules — piège la suie des voitures récentes.
  • Scrubbers — « laveurs » de fumées qui peuvent rejeter à la mer des eaux acides chargées de polluants.

Et vous — pour protéger santé, climat et qualité de vie, seriez-vous pour un plafonnement des escales dans les villes les plus exposées ? 💬

Repères, nuances et vérifications

Un impact qui dépend fortement du navire et de son exploitation

Les navires de croisière émettent des gaz à effet de serre et des polluants atmosphériques. À Marseille, AtmoSud identifie le transport maritime comme une source importante d’oxydes d’azote, particulièrement sensible pour les quartiers proches du port.

Les comparaisons spectaculaires avec des milliers ou des dizaines de milliers de voitures dépendent de la substance mesurée, du carburant, du temps de fonctionnement et de la norme des véhicules. Sans méthode explicite, elles peuvent induire en erreur.

Des progrès possibles, mais pas une solution unique

  • Électrification à quai pour couper les moteurs dans les ports équipés.
  • Carburants moins soufrés et normes internationales renforcées.
  • Amélioration énergétique, limitation des vitesses et transparence des émissions.
  • Réduction de la croissance du trafic lorsque les gains techniques sont annulés par le nombre de voyages.

Le tourisme maritime peut évoluer, mais son coût climatique et sanitaire ne disparaît pas derrière l’image de vacances.

Sources consultables

Sources consultées le 25 juillet 2026. Les liens renvoient directement aux documents, données ou contenus cités.

Contrôle des sources

Liens relus le 25 juillet 2026. Les faits documentés renvoient aux sources ci-dessus ; l’angle et les conclusions restent éditoriaux.

À poursuivre

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