🌍 Des discours. Des promesses. Des photos de famille. Et une courbe mondiale qui continue de monter.
Depuis la première COP en 1995, les gouvernements répètent qu’il faut agir. Pendant ce temps, les émissions de CO₂ liées aux énergies fossiles et à l’industrie ont encore atteint un record.
Soit une hausse proche de 64 % depuis la première COP.
📜 Trente COP, pas zéro résultat
Les conférences ont créé des règles communes, des inventaires d’émissions, des engagements nationaux et l’accord de Paris.
Sans elles, la trajectoire serait probablement encore pire. Mais soyons clairs : ralentir le désastre n’est pas encore inverser la courbe.
🔥 Pourquoi les émissions montent-elles encore ?
- la demande mondiale d’énergie continue de croître ;
- le solaire, l’éolien et le nucléaire s’ajoutent encore trop souvent aux fossiles au lieu de les remplacer ;
- chaque État protège ses industries, son pouvoir d’achat et sa sécurité énergétique ;
- les engagements restent largement nationaux, sans sanction mondiale réellement contraignante.
Une COP ne ferme aucune centrale. Elle ne retire aucun SUV de la route. Elle ne supprime aucune subvention au pétrole. Tout cela dépend ensuite de décisions politiques concrètes.
Le vrai blocage n’est plus scientifique.
Il est économique et politique.
Après trente conférences, personne ne peut encore prétendre qu’il ne savait pas.
📌 À retenir : si la courbe ne descend toujours pas, ce n’est plus un manque d’information. C’est le choix répété de préserver les intérêts immédiats avant le climat.
La vidéo à l’origine de cette réflexion
Cette courte vidéo illustre la progression des émissions au fil des conférences. Elle reprend une série chiffrée antérieure ; les valeurs et le contexte de l’article ont été actualisés avec le Global Carbon Budget 2025.
Repères, nuances et vérifications
Quels CO₂ sont comptés ?
Les valeurs de 1995 et 2025 concernent le CO₂ issu des énergies fossiles et des procédés industriels. Elles n’incluent pas tous les autres gaz à effet de serre ni l’ensemble des changements d’usage des terres.
La valeur 2025 reste une estimation
Le Global Carbon Budget publie une projection avant la consolidation définitive des comptes. L’ordre de grandeur et la tendance de long terme ne sont toutefois pas remis en cause.
Les COP ont malgré tout modifié la trajectoire
Le PNUE estime environ 2,8 °C de réchauffement avec les politiques actuelles, contre 2,3 à 2,5 °C si les engagements annoncés étaient pleinement appliqués. C’est mieux que les trajectoires envisagées avant l’accord de Paris, mais encore très loin de 1,5 °C.
Sources consultables
- Global Carbon Project — Global Carbon Budget 2025
- PNUE — Emissions Gap Report 2025
- CCNUCC — Accord de Paris
- AIE — Global Energy Review 2026
Sources consultées le 2 août 2026. Les liens renvoient directement aux rapports, données ou cadres institutionnels cités.
Liens et chiffres relus le 2 août 2026. La valeur 2025 du Global Carbon Budget est une projection ; l’angle et les conclusions restent éditoriaux.

