🚀 Ce lundi 14 avril, Katy Perry s’est offert un petit tour dans l’espace à bord d’une fusée Blue Origin, la société de Jeff Bezos. Quelques minutes d’apesanteur... pour un impact carbone colossal.
Selon l’économiste Lucas Chancel, un seul vol spatial émet environ 429 tonnes de CO2 par passager. C’est autant que 43 ans d’émissions d’un Français.
🔹 71 tonnes liées au lancement
🔹 358 tonnes pour tout le reste : fabrication de la fusée, production du carburant, infrastructures, employés...
Tout ça pour quelques minutes. Littéralement.
Repères, nuances et vérifications
Une activité encore marginale, mais appelée à croître
Le nombre actuel de vols touristiques reste faible comparé à l’aviation mondiale. Leur effet climatique total est donc encore limité. Mais chaque lancement émet des gaz et des particules à des altitudes où ils peuvent persister et agir différemment des émissions au sol.
Le rôle du carbone suie
Les moteurs utilisant des hydrocarbures peuvent produire du carbone noir. Injecté dans la stratosphère, il absorbe le rayonnement solaire et modifie la température et la chimie de l’atmosphère. Les modèles montrent qu’une forte croissance des lancements pourrait affecter le climat et la couche d’ozone.
Toutes les fusées ne se ressemblent pas
Le carburant, le moteur, la réutilisation, la trajectoire et la fabrication changent fortement l’empreinte. Un vol à hydrogène ne produit pas la même combinaison de polluants qu’un moteur au kérosène ou à propergol solide. L’eau elle-même peut avoir un effet lorsqu’elle est libérée très haut.
Le débat ne consiste pas à interdire toute exploration spatiale. Il s’agit de distinguer les missions scientifiques ou d’intérêt collectif d’un loisir extrêmement matériel réservé à quelques personnes, et d’intégrer ses impacts avant que le secteur ne devienne massif.
Sources consultables
- Earth’s Future — Impact of Rocket Launch and Space Debris Air Pollutant Emissions
- NOAA — Projected increase in space travel may damage ozone layer
Sources consultées le 25 juillet 2026. Les liens renvoient directement aux documents, données ou contenus cités.
Liens relus le 25 juillet 2026. Les faits documentés renvoient aux sources ci-dessus ; l’angle et les conclusions restent éditoriaux.

