💰 Un salarié paie lorsqu’il travaille, lorsqu’il consomme et lorsqu’il reçoit son salaire.
Les ultra-riches vivent dans un autre système. Leur fortune est surtout composée d’actions dont la valeur peut grimper de plusieurs milliards sans être imposée comme un salaire tant qu’elles ne sont pas vendues.
⚖️ La taxe Zucman : un plancher, pas une confiscation
- 2 % par an sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros ;
- les impôts déjà payés seraient déduits ;
- seul le complément nécessaire pour atteindre 2 % serait réclamé ;
- la mesure viserait environ les 0,01 % les plus fortunés.
Les promoteurs estiment qu’elle pourrait rapporter entre 15 et 25 milliards d’euros par an. Elle ne réglerait pas seule tout le déficit public. Mais prétendre que cette somme serait négligeable relève d’un curieux sens des proportions.
💬 « Une taxe sur les riches détruirait notre économie »
C’est l’argument affiché sur l’image avec Bernard Arnault. Mais que représentent réellement 2 % lorsqu’une fortune a gagné 120 milliards d’euros en dix ans ?
🎯 Exemple concret : Bernard Arnault, première fortune d’Europe
- Sa richesse a bondi d’environ 33 à 153 milliards d’euros en dix ans.
- Dans une simulation simplifiée d’un plancher de 2 % appliqué chaque année à ses fortunes successives, il lui resterait encore environ 128 milliards d’euros aujourd’hui.
- Il aurait contribué à hauteur de deux petits pour cent, sans jamais perdre son statut de milliardaire, mais avec environ 25 milliards d’euros supplémentaires pour les hôpitaux, les écoles, les services publics ou la transition écologique.
Toujours immensément riche.
Mais avec une contribution enfin à la hauteur de sa fortune.
🏥 Ce que quelques milliards représentent
Des hôpitaux, des écoles, des transports, la transition écologique ou la réduction de la dette ne se financent pas avec des discours sur le mérite.
La proposition a été adoptée par l’Assemblée nationale en 2025, puis rejetée par le Sénat.
Alors oui, ils peuvent largement assumer ces 2 %
Et non, ce n’est pas « punitif ».
C’est équitable, efficace, et c’est le minimum fiscal de dignité en démocratie.
Repères, nuances et vérifications
Le titre ne signifie pas que 2 % suffiraient à tout régler
Une recette estimée entre 15 et 25 milliards d’euros ne remettrait pas, à elle seule, l’ensemble des comptes publics à l’équilibre. Elle pourrait néanmoins financer une part significative des besoins et réduire l’écart de contribution entre patrimoines extrêmes et contribuables ordinaires.
L’exemple Bernard Arnault est une simulation pédagogique
L’ordre de grandeur d’environ 25 milliards d’euros repose sur une simulation simplifiée à partir de l’évolution publique de sa fortune. Une application réelle devrait recalculer chaque année la valeur du patrimoine, déduire les impôts déjà acquittés entrant dans le plancher et appliquer les règles précises de valorisation.
Les objections existent
Les opposants invoquent notamment le risque d’exil fiscal, la valorisation des entreprises non cotées, la constitutionnalité et l’investissement. Les défenseurs proposent des règles anti-exil et rappellent qu’un plancher ne taxe que le complément manquant pour atteindre 2 %.
Sources consultables
- Assemblée nationale — Impôt plancher sur les ultra-riches
- Assemblée nationale — Adoption de la proposition en février 2025
- EU Tax Observatory — Global Tax Evasion Report
Sources consultées le 3 août 2026. Les liens renvoient directement aux documents, données ou contenus cités.
Liens relus le 3 août 2026. Les faits documentés renvoient aux sources ci-dessus ; l’angle et les conclusions restent éditoriaux.

