Un Français moyen, c’est fin de mois après fin de mois.
Il vit de son salaire, paie ses factures, cotise pour la santé, la retraite, et règle chaque jour des taxes invisibles dans ce qu’il consomme.
- En tout, c’est entre 30 et 45 % de ses revenus qui retournent à l’État.
- Chaque café, chaque course, chaque plein d’essence est retranché à la source.
À l’autre bout de l’échelle, les ultra-riches n’ont pas les mêmes règles.
Ils ne vivent pas de leur salaire.
Ils ne “touchent” même pas vraiment leur argent.
Leur fortune est en actions non vendues, valorisées sur les marchés, mais jamais imposées tant qu’elles ne sont pas vendues. Et comme ils ne vendent pas... ils ne paient (presque) rien.
Meme s'ils paient l'impôt sur le revenu, ils paient sur un revenu artificiel.
• Ils se versent un salaire faible.
• Ils vivent à crédit, en gageant leurs actions comme garanties bancaires.
• Ils confient leur fortune à une armée de fiscalistes, avocats et banquiers privés qui organisent tout pour éviter l’impôt légalement.
- Montages en holdings
- Sociétés écrans dans les paradis fiscaux
- Trusts familiaux à plusieurs étages
- Domiciliation partielle à l’étranger
- Prêts gagés sur actions (non imposables)
Résultat ?
- ️ Leur contribution réelle à la collectivité est ridiculement basse :
- ️ En moyenne, ils versent 0,3 % de leur fortune chaque année
- ️ Contre 30 à 45 % du revenu pour un salarié moyen.
C’est dans ce contexte que naît la Taxe Zucman :
• 2 % par an, uniquement sur les patrimoines > 100 millions €
• Pas un impôt “de plus”, mais un plancher minimum
• Pour que même les plus optimisés ne paient jamais moins qu’un citoyen lambda, en proportion.
🎯 Exemple concret : Bernard Arnault, première fortune d’Europe.
• Sa richesse a bondi de 33 à 153 milliards d’euros en 10 ans.
• S’il avait été taxé à 2 % par an sur ce patrimoine, il aurait encore 128 milliards aujourd’hui.
• Il aurait simplement contribué à hauteur de 2 petits %, sans jamais perdre son statut de milliardaire, mais 25 milliards d’euros en plus pour les hôpitaux, les écoles ou la transition.
Alors oui, ils peuvent largement assumer ces 2 %
Et non, ce n’est pas “punitif”.
C’est équitable, efficace, et c’est le minimum fiscal de dignité en democratie.
© Média Sans Raccourci
Repères, nuances et vérifications
Une proposition d’impôt plancher, pas une loi actuellement appliquée
La proposition dite « taxe Zucman » vise à garantir qu’un patrimoine net supérieur à 100 millions d’euros supporte au moins 2 % d’impôt annuel, en tenant compte des impôts déjà payés. Elle a été adoptée par l’Assemblée nationale en février 2025 puis rejetée au Sénat en juin 2025.
Les promoteurs avancent un rendement de l’ordre de 15 à 25 milliards d’euros par an. Ce chiffre dépend du nombre de contribuables, de la valorisation des actifs, des réactions d’optimisation et des règles anti-exil.
Ce que la mesure pourrait — et ne pourrait pas — faire
Même dans l’hypothèse haute, elle ne suffirait pas à elle seule à « remettre les comptes à l’équilibre ». Elle pourrait néanmoins contribuer au financement public et réduire l’écart de taux effectif entre ultra-riches et contribuables ordinaires. Le débat porte sur la constitutionnalité, la mobilité des capitaux, la valorisation des entreprises et la justice fiscale.
Sources consultables
- Assemblée nationale — Impôt plancher sur les ultra-riches
- Assemblée nationale — Adoption de la proposition en février 2025
- EU Tax Observatory — Global Tax Evasion Report
Sources consultées le 25 juillet 2026. Les liens renvoient directement aux documents, données ou contenus cités.
Liens relus le 25 juillet 2026. Les faits documentés renvoient aux sources ci-dessus ; l’angle et les conclusions restent éditoriaux.

