🥇 2 436 tonnes d’or. La France possède la quatrième réserve mondiale parmi les États — la cinquième si l’on inclut le FMI.
Une affirmation virale prétend que cet or aurait été pris en Afrique. L’histoire coloniale française comporte bien des formes d’exploitation. Mais rien ne permet d’attribuer ainsi l’origine des lingots de la Banque de France.
D’où vient principalement cet or ?
Après la Seconde Guerre mondiale, les réserves françaises tombent à environ 500 tonnes.
Pendant les Trente Glorieuses, la France exporte davantage, accumule des dollars puis les échange contre de l’or américain, comme le permet alors le système monétaire international.
- fin des années 1940 : environ 500 tonnes ;
- fin des années 1960 : jusqu’à 4 500 à 5 000 tonnes ;
- aujourd’hui : 2 436 tonnes, après plusieurs ventes.
🌍 Et l’Afrique ?
Rien ne prouve que le stock français provienne principalement des mines du Mali ou d’un autre pays africain. L’exploitation industrielle de l’or malien s’est surtout développée après l’indépendance, avec de nombreux groupes étrangers.
La France n’est pas non plus totalement dépourvue d’extraction : il n’existe plus de grande mine active en métropole, mais une production légale subsiste en Guyane.
🏦 Pourquoi conserver ces lingots ?
- l’or n’est la dette d’aucun autre pays ;
- il peut être échangé partout dans le monde ;
- il diversifie les réserves nationales ;
- il conserve une valeur stratégique en période de crise.
On peut dénoncer l’histoire coloniale avec force. Mais une accusation précise reste plus puissante lorsqu’elle repose sur des faits précis.
📌 À retenir : le stock français raconte surtout les excédents commerciaux des années 1960, la méfiance envers le dollar et le choix de conserver une réserve physique.
Sources consultables
- Banque de France — L’or et les réserves françaises
- Banque de France — La gestion de l’or
- AFP Factuel — Origine des réserves françaises et allégations de pillage de l’or malien
Sources consultées le 29 juillet 2026. Les liens renvoient directement aux documents, données ou contenus cités.
Liens relus le 29 juillet 2026. Les faits documentés renvoient aux sources ci-dessus ; l’angle et les conclusions restent éditoriaux.

